ENG
Energy is never stable but a passage from one state to another. It arises in transitions, circulating across practices, materials, and perceptions. Thermogenesis names this
metabolism of exchange: each gesture channels energy through matter, image, or sound, sustaining forms only briefly before they shift again.
The works assembled here explore this condition of transformation. In the experimental furniture of Mathias Palazzi and Marlon Bagnou Beido, industrial aluminium
profiles are cut, spliced, and fused with latex skins. Their structures suggest fossils, serpents, or mechanical relics, wavering between rigidity and fragility—metal unsettled
by organic echoes, as if matter preserved past lives while edging toward uncertain futures.
Superorganic Studio follows a similar rhythm in the Off Grid series, where military duffle bags slowly unravel. Through abrasion, their surfaces shed function to resemble
discarded skins. Utility dissolves into metamorphosis, persistence lingering within decay.
Léa Domingues turns to archives, projecting images in fleeting succession. What appears is quickly erased, creating a rhythm of visibility and disappearance. For her, the past is less a fixed record than a reservoir open to reactivation.
River Y extends this logic into sound. Composed from digital fragments, the piece drifts across shifting textures, privileging modulation over resolution.
Together, these practices frame design as energy in transit: not fixed objects but stages of transformation already in motion.
metabolism of exchange: each gesture channels energy through matter, image, or sound, sustaining forms only briefly before they shift again.
The works assembled here explore this condition of transformation. In the experimental furniture of Mathias Palazzi and Marlon Bagnou Beido, industrial aluminium
profiles are cut, spliced, and fused with latex skins. Their structures suggest fossils, serpents, or mechanical relics, wavering between rigidity and fragility—metal unsettled
by organic echoes, as if matter preserved past lives while edging toward uncertain futures.
Superorganic Studio follows a similar rhythm in the Off Grid series, where military duffle bags slowly unravel. Through abrasion, their surfaces shed function to resemble
discarded skins. Utility dissolves into metamorphosis, persistence lingering within decay.
Léa Domingues turns to archives, projecting images in fleeting succession. What appears is quickly erased, creating a rhythm of visibility and disappearance. For her, the past is less a fixed record than a reservoir open to reactivation.
River Y extends this logic into sound. Composed from digital fragments, the piece drifts across shifting textures, privileging modulation over resolution.
Together, these practices frame design as energy in transit: not fixed objects but stages of transformation already in motion.
FR
Les œuvres réunies ici explorent cette condition de transformation. Dans le mobilier expérimental de Mathias Palazzi et Marlon Bagnou Beido, des profilés industriels en aluminium sont découpés, épissés et fusionnés avec des peaux de latex. Leurs structures évoquent des fossiles, des serpents ou des reliques mécaniques, oscillant entre rigidité et fragilité — un métal troublé par des échos organiques, comme si la matière préservait des vies passées tout en s’avançant vers des futurs incertains.
Superorganic Studio suit un rythme semblable dans la série Off Grid, où des sacs militaires se délitent lentement. Par abrasion, leurs surfaces abandonnent leur fonction pour ressembler à des peaux rejetées. L’utilité se dissout dans la métamorphose, la persistance subsistant au cœur de la décomposition.
Léa Domingues se tourne vers les archives, projetant des images dans une succession fugace. Ce qui apparaît est aussitôt effacé, créant un rythme de visibilité et de disparition. Pour elle, le passé est moins un registre figé qu’un réservoir ouvert à la réactivation.
River Y prolonge cette logique dans le son. Composée à partir de fragments numériques, la pièce dérive à travers des textures changeantes, privilégiant la modulation plutôt que la résolution.
Ensemble, ces pratiques envisagent le design comme une énergie en transit : non pas des objets fixes mais des stades de transformation déjà en mouvement.
Superorganic Studio suit un rythme semblable dans la série Off Grid, où des sacs militaires se délitent lentement. Par abrasion, leurs surfaces abandonnent leur fonction pour ressembler à des peaux rejetées. L’utilité se dissout dans la métamorphose, la persistance subsistant au cœur de la décomposition.
Léa Domingues se tourne vers les archives, projetant des images dans une succession fugace. Ce qui apparaît est aussitôt effacé, créant un rythme de visibilité et de disparition. Pour elle, le passé est moins un registre figé qu’un réservoir ouvert à la réactivation.
River Y prolonge cette logique dans le son. Composée à partir de fragments numériques, la pièce dérive à travers des textures changeantes, privilégiant la modulation plutôt que la résolution.
Ensemble, ces pratiques envisagent le design comme une énergie en transit : non pas des objets fixes mais des stades de transformation déjà en mouvement.